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Feuille de statistiques basket : le modèle et son mode d'emploi
Une trame à recopier sur une A4, les colonnes qui servent vraiment à un coach amateur, et la manière de tenir la feuille jusqu'au bout du match quand on est seul sur le banc.
À quoi sert vraiment une feuille de statistiques
Une feuille de statistiques n'existe pas pour produire des chiffres. Elle existe pour répondre le lundi à des questions posées le samedi : qui a joué combien de temps, d'où viennent nos points, et pourquoi le deuxième quart-temps nous a échappé. Tout ce qui ne sert pas à répondre à ce genre de question alourdit la feuille sans rien apporter.
C'est pour cela qu'une bonne feuille amateur n'est pas une feuille professionnelle en plus petit. Elle est plus courte, et assumée comme telle.
Les colonnes qui comptent
Sur une feuille tenue par une seule personne, six familles d'informations suffisent à couvrir l'essentiel d'un match.
| Colonne | Ce qu'elle apporte |
|---|---|
| Tirs à 2 points réussis / tentés | Le volume et l'adresse près du cercle |
| Tirs à 3 points réussis / tentés | Séparés des 2 points, sinon l'adresse ne veut rien dire |
| Lancers francs réussis / tentés | Le poste le plus oublié, et celui qui décide les fins de match |
| Rebonds offensifs / défensifs | Un rebond offensif crée une possession, pas l'autre |
| Passes décisives | La seule trace écrite du jeu collectif |
| Balles perdues | Le poste que les jeunes sous-estiment le plus |
Interceptions, contres et fautes viennent après. Ils sont utiles, mais ce sont les premiers à sauter quand le match s'emballe et qu'il faut choisir entre noter une action et regarder la suivante.
Une règle simple : mieux vaut six colonnes tenues jusqu'au bout que douze colonnes abandonnées à la mi-temps. Une statistique partiellement notée est pire qu'une statistique absente, parce qu'elle donne l'illusion d'un chiffre.
Le modèle à imprimer
Voici la trame à recopier sur une feuille A4 en format paysage, une ligne par joueur. Les cases se remplissent en bâtons : un trait par tentative, le trait entouré quand le tir rentre. C'est la méthode la plus rapide à la main, et elle se relit sans ambiguïté après le match.
| N° | Joueur | 2 pts | 3 pts | LF | RO | RD | PD | BP | Fautes |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 4 | |||||||||
| 5 | |||||||||
| 6 | |||||||||
| … | |||||||||
| TOTAL ÉQUIPE | |||||||||
Prévoyez une deuxième feuille identique pour l'adversaire si vous voulez comparer les deux totaux, et une colonne libre à droite pour les notes : « sortie sur 3 fautes », « cheville », « ne shoote plus après la mi-temps ». Ces annotations valent souvent plus que les chiffres.
Le découpage par quart-temps
Si vous ne devez ajouter qu'une seule chose au modèle ci-dessus, ajoutez un trait vertical entre chaque quart-temps. Un match se perd rarement sur quarante minutes : il se perd sur six minutes. Sans ce découpage, la feuille dit que vous avez perdu, mais pas où.
Tenir la feuille seul, en coachant
C'est la vraie contrainte du basket amateur. Le club n'a pas de statisticien, et le coach est déjà en train de parler. Trois habitudes rendent la chose tenable.
- Noter pendant les temps morts et les lancers francs. Ce sont les seuls moments où le jeu s'arrête assez longtemps pour rattraper deux ou trois actions de retard.
- Renoncer aux postes flous. Un contre subi mal vu fausse la colonne. Si vous hésitez, ne notez rien plutôt que d'inventer.
- Confier la feuille à un joueur blessé ou à un parent volontaire. Dix minutes d'explication suffisent pour les six colonnes de base, et le résultat est presque toujours meilleur que la feuille d'un coach occupé à coacher.
Papier ou téléphone ?
Le papier a deux vrais avantages : il ne tombe jamais en panne de batterie, et personne ne vous soupçonne de regarder votre téléphone pendant le match. Il a un défaut : après le match, tout est à ressaisir pour obtenir des moyennes de saison, et cette ressaisie n'arrive presque jamais.
La saisie sur téléphone règle ce point, à condition qu'elle tienne sur un seul écran et fonctionne au pouce, debout. Si l'application demande de faire défiler une liste de douze joueurs pour trouver le bon numéro, elle sera abandonnée au troisième match, exactement comme la feuille à douze colonnes.
Après le match : les trois chiffres à regarder
Une feuille remplie ne sert à rien si personne ne la relit. Trois lectures suffisent à en tirer l'essentiel.
- Le rapport tirs tentés / balles perdues de l'équipe. Il dit si vous avez eu des occasions ou si vous avez rendu le ballon.
- Les rebonds offensifs concédés. Le poste qui explique le plus souvent un écart inexpliqué au tableau d'affichage.
- La répartition des tirs entre joueurs. Trois joueurs qui prennent quatre-vingts pour cent des tirs est une information de coaching, pas une statistique individuelle.
À retenir
- Six colonnes tenues jusqu'au bout valent mieux que douze abandonnées.
- Séparez toujours les 2 points, les 3 points et les lancers francs.
- Distinguez rebonds offensifs et défensifs : ils ne racontent pas la même chose.
- Un trait entre chaque quart-temps transforme la feuille en outil d'analyse.
- Ce qui n'est pas relu le lundi n'avait pas besoin d'être noté le samedi.
HoopSync tient la même feuille sur un téléphone : douze joueurs sur un écran, sans défilement, hors ligne dans le gymnase, avec les moyennes de saison calculées toutes seules.
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